Les tests de traduction

Le recours aux tests pour sélectionner les traducteurs est souvent cité dans les démarches d’assurance qualité. En revanche, il est difficile de savoir en quoi consistent exactement ces tests.

Il y a plusieurs cas de figure. Nous en examinerons quelques-uns :

Les tests indifférenciés

Il s’agit d’un texte source unique, qui est soumis à tous les candidats. Nous avons tous eu à faire à ce genre de tests : il suffit de taper une des phrases à traduire dans un moteur de recherche et l’on tombe sur des forums de traducteurs s’échangeant la « solution », dans des discussions qui remontent à plusieurs années. Ces tests sont souvent corrigés en les comparant à une traduction modèle et servent soi-disant à s’assurer que « le traducteur comprend la langue source ». Il y a tout de même des indices plus parlants à cet effet, comme la combinaison validée par le diplôme en traduction, le pays où l’on a effectué ses études ou celui de résidence mais, paraît-il, ces méthodes basées sur le bon sens ne sont pas standardisées, donc pas aux normes.Certaines agences utilisent des tests différents par domaine (juridique, financier, médical, etc.). C’est un peu mieux mais, là encore, si l’on soumet le même texte à tous les traducteurs, cela fausse le test (imaginez : passer un examen dont vous connaîtriez les réponses à l’avance).

Les tests ciblés

Il arrive que des entreprises contactent une agence pour lui confier un volume important de travail et qu’elle veuille des garanties quant au niveau des traducteurs. Dans ce cas l’agence organise un recrutement ciblé, et prépare un test en collaboration avec le client, qui validera les traductions et le glossaire par la même occasion. C’est une bonne méthode à condition de rémunérer les tests (qui ne doivent jamais prendre plus d’une heure) et de garantir au client que ce seront bien les linguistes qualifiés par ce processus qui effectueront les traductions et les relectures. Il arrive en effet que des agences de traduction fassent effectuer et relire les tests par des traducteurs experts dans le domaine demandé, pour travailler ensuite avec des juniors, moins chers. Certaines très grosses agences ont même des départements consacrés à la traduction des tests en interne. C’est pour cette raison que certaines entreprises ont recours à deux agences différentes : une pour les traductions, l’autre pour le contrôle qualité.

Et chez Fairtrad ?

Chez Fairtrad on commence par analyser les CV (car seul un vrai traducteur sait reconnaître un faux traducteur)  et nous faisons toujours relire les traductions, donc chaque première collaboration fait office de test. Sur demande expresse du client, nous acceptons de faire passer des tests, mais nous les rémunérons toujours (sur base horaire), car un test n’est valable que s’il reproduit précisément les conditions de travail pour chaque client. Une fois l’équipe de linguistes formée, nous pouvons même organiser une réunion pour présenter tous les collaborateurs au client, ou lui fournir les noms et coordonnées des linguistes, s’il le souhaite, par souci de transparence.

Enfin, il ne faut pas oublier que chaque traduction est un examen en soi, du moment où elle est toujours relue par un confrère et validée par le client. Normalement, si vous travaillez bien et que votre client est satisfait, vous serez appelé à collaborer sur les projets suivants. Ce sera la preuve que vous avez passé le test haut la main.

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